Les homophones grammaticaux (2/2)

Les homophones- Idéamots, correctrice

Suite du précédent billet, avec une seconde liste (non exhaustive) des homophones grammaticaux fréquemment utilisés lors de nos travaux rédactionnels… 😉

Quelque(s)/Quel que

Quelque(s) s’emploie devant un nom, avec le sens de “une certaine quantité de“, ou devant un nombre, signifiant dans ce cas “environ” : Cette intervention a suscité quelques commentaires ; on en a trouvé quelque dix exemplaires.

Quel que s’écrit en deux mots quand il est suivi du verbe être au subjonctif présent, “soit” ou “soient” : dans ce cas on l’accorde avec le sujet : Quelles que soient vos ambitions ; quel que soit votre avis.

Ça, çà, sa

Ça est un pronom démonstratif, contraction de “cela” ; Ça ne veut rien dire.

Çà est une préposition, synonyme de “ici”, et qu’on ne rencontre que dans l’expression “çà et là“.

Sa est un adjectif possessif, qu’on peut remplacer par “ma” : Sa prestation a été applaudie.

Plutôt/ Plus tôt

Plutôt, adverbe, peut être remplacé par “de préférence”  ou “relativement” : Il a plutôt réussi son examen de passage.

Plus tôt peut être remplacé par “plus tard” : Plus tôt nous aurons les documents, plus vite nous pourrons avancer.

Quand/ quant/ qu’en

Quand peut être remplacé par “lorsque” ou “à quel moment” : Quand vous serez décidé, vous me ferez signe.

Quant, préposition, est toujours suivie de “à” ou “au(x)” et peut être remplacée par “en ce qui concerne” : Quant à cette proposition, elle a retenue toute notre attention.

Qu’en peut être remplacé par “que en” : Quoi qu’en pensent ses collaborateurs, il ne changera pas d’avis.

Ma/m’a

Ma, déterminant possessif, peut être remplacé par “ta” ou “sa” : Ma décision est sans appel.

M’a, pronom personnel “me” suivi du verbe avoir à la 3éme personne peut être remplacé par “m’avait” : Il m’a induit en erreur.

Quelquefois/quelques fois

Quelquefois, adverbe peut être remplacé par “parfois” : Je participe quelquefois à ces réunions.

Quelques fois est composé du déterminant “quelques”  suivi de “fois” et est un peu plus précis que quelquefois : on peut le remplacer par “plusieurs fois“, “ deux ou trois fois” : Il a pris la parole quelques fois seulement.

Sans/s’en/c’en

Sans s’emploie uniquement devant un nom ou un verbe à l’infinitif : Il a tenu sans faiblir.

S’en  s’emploie dans les formes pronominales et peut être remplacé par “m’en” ou “t’en” : Il s’en mordra les doigts.

C’en est toujours suivi d’un verbe conjugué et peut être remplacé par “cela en” : C’en est fini de ces belles théories.

Prêt/près

Prêt, adjectif, a les sens de “décidé“, “disposé“, “préparé” : Il est prêt à partir.

Près, adverbe, indique la proximité et peut être remplacé par son opposé “loin” : Nous sommes près de la vérité.

Eh bien/et bien

Eh bien est une locution qu’on peut retirer de la phrase sans que cela en change le sens : Si cette proposition te convient, eh bien, fonce !

Et bien, en revanche ne peut être retiré sans modifier le sens de la phrase : Tout ceci est bel et bien vrai.

Du/dû

Du, formé de la contraction du mot “de” et du déterminant “le” peut être remplacé par “de ce” : Elle a parlé du dernier article.

, peut être nom, adjectif ou participe passé du verbe devoir et ne peut jamais être remplacé par « de ce »

Comme nom, il ne s’emploie qu’au singulier et signifie “une chose qui est due” : Ceci est mon dû.

En tant qu’adjectif, il a le sens de “quelque chose que l’on doit” ou “quelque chose qui est causé par” : Les fautes dues à la fatigue sont fréquentes.

Au masculin on écrit dû, au féminin due, au masculin pluriel dus et au féminin pluriel dues  : Toutes les sommes qui lui sont dues seront payées.

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